Kobo lance Elipsa, sa nouvelle liseuse qui permet aussi de prendre des notes
Pierre
FONTAINE

Journaliste

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En novembre dernier, Apple introduisait son premier SoC Apple Silicon destiné à animer ses Mac. Le M1 révélait alors ce qu’il avait à offrir, à commencer par un rapport performances/consommation énergétique impressionnant. Une puce économe en énergie, qui éclipsait par sa puissance les Core i3, i5 et même i7, d’Intel, tels qu’ils étaient embarqués dans les MacBook Air et Pro. 
Le M1 coupait ainsi les ponts avec quinze ans de processeurs x86, sans que l’utilisateur ait à souffrir de l’émulation des logiciels. Dans la majorité des cas, c’était même tout le contraire. Sans entrer plus dans le détail, nous vous renvoyons à nos tests des MacBook Air, MacBook Pro 13 pouces et Mac mini (et à celui du tout récent iMac M1), il était évident que la grande transhumance des Mac vers les puces conçues par Apple commençait en fanfare, et portait avec elle de nombreux espoirs, pour les Mac, bien sûr, mais aussi pour ce que les équipes de Tim Cook nous réservaient pour les iPad Pro également.
Auraient-ils droit à un A14X ou Z, ou bien autre chose ? Lors de sa première conférence de l’année 2021, Apple a répondu à la question, ses iPad Pro (11 ou 12,9 pouces) naviguent désormais sous le pavillon du M1.
En faisant ce choix, Apple a évidemment effacé sur le papier, dans les faits et dans les esprits des barrières qui séparaient les MacBook et des iPad.
Les premiers sont les vaillants représentants itératifs et éprouvés de l’informatique personnelle, comme on la connaît depuis trente ou quarante ans.
Tandis que les seconds, tablette, aspirant PC, outil aux rôles multiples, ne sont rien de moins que l’incarnation de l’ère Post-PC dans les rangs d’Apple.
Dès lors, plus que jamais la question se pose, quelle voie choisir ? Le PC portable classique ou la « tablette », dont les contours s’affermissent mais demandent encore à s’affiner ? Voici quelques éléments de réponses.
Les derniers modèles de MacBook Air (on pourrait étendre la comparaison au MacBook Pro 13 pouces, à quelques nuances près) et d’iPad Pro partagent donc le même SoC, le M1. Il s’accompagne des mêmes atouts et limitations.
Les performances mesurées sur les deux appareils avec des outils de tests synthétiques, comme Geekbench, sont quasi identiques, comme le montre l’infographie ci-dessous.
MacBook Air et iPad Pro offrent les mêmes performances, avec un léger avantage pour l’ultra-portable. Des petites différences qui peuvent être autant liées à un boîtier plus compact pour l’iPad Pro, où le professeur chauffe donc plus vite, qu’à une différence de définition de la dalle (2732×2048 pixels pour la tablette, et 2560×1600 pixels pour le MacBook Air).
Si l’infographie ci-dessus ne s’affiche pas, cliquez ici.
Pour approfondir un peu la question de la configuration, abordons les limitations. Les deux appareils plafonnent à 16 Go de mémoire vive maximum.
De même, le nombre d’écrans externes est limité à un (jusqu’à 6K). Ajoutons à cela que côté iPad, la gestion de ce type de moniteur est pour l’instant bien plus contraignant. Chaque application le gère selon ses réglages (miroir ou extension).
Quand on parle d’appareils portables, qui doivent nous accompagner dans un sac, ou même à la main d’une réunion à une autre, la question du poids et de l’encombrement est essentielle.
Sur ce point, l’iPad Pro semble devoir remporter la manche, avec ses 682 ou 684 g (selon que le modèle est 5G ou Wi-Fi 6 seulement). Le MacBook Air pèse en effet 1,29 Kg, soit presque deux fois plus lourd. 
Si le tableau ci-dessus ne s’affiche pas, cliquez ici.
Toutefois, il faut penser que pour que l’iPad Pro puisse jouer le rôle de portable sérieusement, il faut lui adjoindre un clavier.
Si on se tourne vers l’offre d’Apple, on a deux choix : celui du Magic Keyboard ou celui du Smart Keyboard Folio. Ils pèsent respectivement 416 et 705g. Dès lors, l’iPad Pro pèse entre 1,1 et 1,348 Kg.
L’iPad Pro, si on veut l’utiliser en tant que PC portable n’est donc pas si léger, il peut même s’avérer plus lourd que le MacBook Air.
Deux claviers, entre polyvalence et spécialisation
Les deux claviers d’Apple jouent le rôle de protection. Toutefois, ces deux accessoires suivent deux approches très différentes. 
Le Smart Keyboard Folio est adapté à tous les usages. Plus léger, il peut être conserver sur l’iPad Pro, même quand vous lisez. Par ailleurs, il peut se rabattre au dos, quand vous dessinez, par exemple. Il offre également deux positions pour choisir l’inclinaison qui vous convient le mieux. Le clavier en lui-même est plutôt confortable, même s’il ne peut pas concurrencer celui d’un MacBook Air.
Le Magic Keyboard for iPad en est lui capable. Son confort de saisie est indéniable, et permet de longues séances de frappe et de travail. D’autant qu’il est rétroéclairé, contrairement au Smart Keyboard Folio.
Le Magic Keyboard a également pour lui de surélever l’iPad Pro, et de permettre de mieux ajuster sa position. Enfin, dans sa charnière, on trouve un port USB-C pour connecter un périphérique ou accessoire. Il a donc tout pour lui ? Non. 
S’il donne à l’iPad Pro des airs convaincants de PC portable, il n’est pas très polyvalent, ne peut pas se rabattre au dos de la tablette, etc. Comme on l’a vu, il est également très lourd. A vous de voir quelle importance revêt la saisie de texte au clavier, avant de choisir…
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Autre point d’importance quand on parle de produits portables, leur capacité à tenir longtemps sans être rechargés. Le laboratoire de 01net.com soumet les PC portables (et les tablettes) à deux tests. 
Le premier est un test d’autonomie dite polyvalente, car il soumet l’appareil à une succession de tâches du quotidien de manière intensive jusqu’à ce que la batterie demande grâce. Le second test consiste à lire une vidéo en streaming, toujours avec les mêmes réglages de luminosité d’écran jusqu’à ce que l’appareil s’éteigne.
Dans les deux cas, le MacBook Air équipé d’une puce M1, sorti en novembre 2020, fait mieux que l’iPad Pro. 
L’ultraportable prend donc un léger ascendant. Toutefois, la tablette embarque un écran plus lumineux et d’une bien meilleure facture.
Les écrans des iPad Pro et MacBook Air se valent presque par leur taille : 12,9 pouces contre 13,3. La surface d’affichage est donc à l’avantage de l’ultraportable. Néanmoins, en matière de qualité de la dalle, l’iPad Pro prend le large.
Le MacBook Air offre depuis quelques générations une dalle Retina, compatible désormais avec les technologies True Tone (pour l’ajustement de la balance des blancs en fonction de la lumière ambiante) et P3 (pour un très large gamut de couleurs). 
De son côté, l’iPad Pro a empilé les strates technologiques et bénéficient même de technologies qui ne sont pas disponibles sur les MacBook Pro, c’est notamment le cas de ProMotion, qui fait varier la fréquence de rafraîchissement de la dalle en fonction de ce qui y est affiché.
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Mais la plus grosse différence est évidemment liée à l’introduction de technologie de rétroéclairage mini-LED sur l’iPad Pro 12,9 pouces. Elle offre à la dalle plus de luminosité pour les contenus HDR (1000 cd/m2, avec des pics stables à 1600 cd/m2), et grâce à la précision de ses zones d’éclairage, des noirs plus profonds. 
Le taux de contraste que nous avons enregistré pour l’iPad Pro est de 60 600:1, contre 967:1 sur le MacBook Air. Une excellence technique qui permet à la dalle de l’iPad Pro d’être HDR, parfait pour consommer des films, ou en éditer, idem pour les photos.
Pour ce qui est de l’écran, l’iPad Pro ne laisse aucune chance au MacBook Air. Il n’y a même pas l’ombre d’un match, et c’est sans même évoquer le fait que la tablette est évidemment tactile, ce qui permet une plus large diversité d’usages.
Au fil des itérations et des années, Apple a fait progresser son iPad Pro de manière considérable, aussi bien d’un point de vue matériel que logiciel. 
On peut ainsi lister quelques éléments uniques à l’iPad Pro, qui le rendent plus polyvalents que le MacBook Air, qui l’aident à dessiner de plus en plus une troisième voie entre le PC portable et la tablette d’entrée de gamme, qui sert plutôt à la consultation de contenus. On trouve donc : 
Viennent ensuite deux points qui ont pour objectif de mettre l’iPad Pro à égalité avec le MacBook Air : 
Malgré cela, objectivement, la partition matérielle de l’iPad offre une bien plus large palette de possibilités que celle, beaucoup plus classique, du MacBook Air… 
On l’a dit et le redira, c’est le logiciel qui pèche et empêche l’iPad Pro de rayer les MacBook de la carte – et on ne peut pas croire que cette situation soit le fruit d’une volonté stratégique. Apple n’a jamais eu peur de s’autovampiriser par le passé.
Pourtant, iPadOS est parfaitement adapté aux usages « tablette », qui prennent tout l’écran, tolèrent un fenêtrage guindé ou la superposition d’une vidéo flottante. Il est à l’aise pour ces usages hybrides, nés du tactile ou qui n’ont pas besoin d’interaction rapides mais complexes. Car, quand on veut l’utiliser comme un PC, il ne peut pas tenir encore la comparaison avec macOS. Il devient vite irritant, frustrant quand on lui demande de donner rapidement accès à de nombreuses fenêtres, quand on souhaite facilement aller piocher des documents dans différents dossiers ou quand on veut simplement faire le tri entre différentes fenêtres. 
Il lui manque encore et toujours un bureau, un explorateur de fichiers digne de ce nom et multifenêtrable, la possibilité de superposer par ordre ou en pagaille des fenêtres applicatives, redimensionnables à l’envi, etc. Il lui manque en fait la fluidité qui mène à la rapidité d’exécution de tâches triviales. Il lui manque une série de trouvailles ergonomiques qu’Apple va devoir inventer.
Il lui manque aussi un peu de liberté. On ne parle pas là forcément de l’App Store, seule porte d’entrée réelle des applications. Mais plutôt de ce que ces applications s’appliquent à cacher. Apple le répète depuis longtemps, il y a une appli pour ça. Mais souvent, cette appli remplace un navigateur et un site Web sur Mac.
C’est un problème de logiciel quand Safari (et tous les autres qui utilisent WebKit) n’arrive pas à afficher certains sites Web correctement, parfois par pan entier, parfois juste quelques boutons – comme celui qui permet de valider un formulaire. Cela arrive moins souvent désormais, mais parfois encore. Dès lors, il est impossible de couper les ponts avec son Mac et de partir à l’aventure sereinement avec un iPad Pro. Aussi tentant que cela puisse être.
D’autant que l’incroyable richesse des applications dédiées ne peut pas masquer les petits manques qu’un « power user » finira forcément par ressentir quand il travaille longuement avec un iPad Pro.
C’est entendu, demander à la tablette Pro d’être aussi bon qu’un MacBook Air quand on l’utilise en tant que PC est assez injuste. Le MacBook Air serait incapable d’être une tablette. Néanmoins, à ce petit jeu, voulu par le positionnement décidé par Apple, cette informatique du futur a du charme mais n’est encore qu’une solution d’appoint. Un appoint qui a un prix…
Vient le moment de comparer iPad Pro et MacBook Air à configuration égale, ce qui est tentant avec l’omniprésence des M1. On constate alors que l’informatique du futur selon Apple est extrêmement coûteuse – la faute à des technologies plus innovantes, la faute à des besoins en R&D, la faute à une sacro-sainte marge, toutes les suppositions sont bonnes. 
Si le tableau ci-dessus ne s’affiche pas, cliquez ici.
Mais dans les faits, là où un MacBook Air avec un M1 (à 8 cœurs CPU et GPU), 8 Go de RAM et 512 Mo coûte 1399 euros, un iPad Pro 12,9 pouces, avec la même puce M1, la même quantité de mémoire vive et de stockage coûtera 1549 euros, auxquels il faudra ajouter entre 219 et 399 euros, selon qu’on veut le Smart Keyboard Folio ou le Magic Keyboard for iPad. On atteint donc les 1768 ou 1948 euros.  
Pour ce prix, on peut doubler la quantité de mémoire et opter pour un SSD de 1 To, et on atteint les 1859 euros « seulement ».
Autant dire que la facture commence à être vraiment salée, et le prix de la polyvalence pèse lourd quand on contemple les 135 euros supplémentaires pour un Apple Pencil de 2e génération ou les 170 euros demandés pour l’option 4G/5G…
L’iPad Pro 2021 est de loin la meilleure tablette haut de gamme jamais produite par Apple. Un monstre de puissance, de technologie, qui offre une palette de fonctions incroyables. Mais chacune alourdit un prix déjà élevé.
Dès lors à l’heure du choix, tout dépend de là où vous mettez le curseur et la priorité. Quel utilisateur êtes-vous ? De quoi avez-vous le plus besoin au quotidien ? De surfer sans encombre, de saisir du texte, d’utiliser des outils que vous côtoyés depuis toujours, de bénéficier d’une ergonomie arrivée à maturité et perfectionnée au fil des années ? Ou alors cherchez-vous plutôt une plus grande polyvalence, mais qui demande de savoir tolérer certains compromis quand on s’attaque à des tâches classiques pour lesquels les PC sont devenus si forts ? Tolérerez-vous les défauts de jeunesse d’une machine touche-à-tout, pour pouvoir mieux profiter d’un potentiel nouveau, pour produire, créer, dessiner, ou même jouer ? 
En ce qui nous concerne, pour des raisons d’obligation de production, de besoin de réactivité, d’ouverture, de fiabilité, de prix, si on ne devait choisir qu’un produit Apple au quotidien, ce serait encore le MacBook Air, moins flamboyant mais éprouvé. 
Comme toujours la meilleure option serait de jouir de ces deux univers, encore complémentaires. Mais il faut pouvoir se le permettre. Tourner le dos à l’iPad Pro est un choix désagréable, qu’on ferait presque à regret, mais en ce mois de mai 2021, le futur n’est pas encore prêt à remplacer le présent… 

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